11 juillet
18,7 km + 555 m - 1258 m
1,9 km/h
Pour éviter le cagnard redouté dans la montée, je démarre à 6h15. Mais même à cette heure-là, pas besoin de petite laine, la chemisette est suffisante. 
Quelques mètres ardus plus haut, j'aperçois en contrebas le refuge de Puscaghja. C'était vraiment un lieu unique, isolé dans la montagne, une ancienne bergerie, rien que de la grosse pierre. Même la toiture. Et le patron, du vrai, de bon conseil et connaissant le milieu.
Sur le chemin, on rencontre avec Sylvain, l'ancien responsable. Il s'appelle Pierre !
Il apporte du ravitaillement et vient se mettre au vert deux journées, retrouver la paix et se couper de la vie quotidienne, de l'agitation 😄 de la côte et de la vie familiale.
Les bouillons blancs s'élancent au ciel... comme moi.
Aujourd'hui la descente est plus douce, moins pierreuse. Sylvain, parti 2 heures plus tard que moi, me rejoint. On marche quelques minutes ensemble, puis il file. Se reverra-t-on ?
Plus tard, une fois de plus, je m'égare quelque peu, et comme d'hab, me
répugnant à faire marche arrière, je continue le long de la rivière le
Fango. Sauf que le sentier s'évanouit et me voilà sautant de roche en
roche et puis flip flop dans l'eau claire ! Les godillots ne sont plus à
ça prês. Ils tiennent encore le coup ! Et je me rafraîchis divinement
les mollets !
Fatigué des sentiers rocailleux, je termine cette assez longue étape en empruntant la route. Et bingo, arrivé au point où je dois prendre la navette m'emportant au gîte d'étape sur la côte, je tombe sur Sylvain qui, lui, a vaillamment poursuivi par les chemins.
Gîte écolo et confortable où une fois de plus l'accueil, de Sophie, est formidable et la nourriture locale, savoureuse (beignets de courgette, tomates...).
Après réflexion, je décide d'arrêter là. La grande traversée d'une rive à l'autre est accomplie. Demain, en route pour la Balagne où j'aurai l'occasion de voir le fiston.




Je me disais ; Galeria? est ce un gag. Non c'est un vrai village qui a l'air sympa en plus et pas du tout galère. Moi c'était balade au Dourduff et biére au tempo. On crevait aussi de chaud : 20°...J'en pouvais plus.
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