Calvi. C'est fini

 12 13 14 juillet

Du stop, des gags et la citadelle.



Feu d'artifice final : j'oublie mon portable dans la voiture qui me prend en stop à Galéria (galère !?), je laisse ma carte d'identité sur le plateau de la douane à l'aéroport et je n'ai pas la clé pour rentrer chez moi !

Mais tout ça se résoudra à la force du mollet... et grâce à la chance ! 


Ci-dessus, la gentille Micheline qui nous transporte de Calvi à l'Île-Rousse, le long des golfes clairs.

J'y retrouve Maël Patricia et Gérald. Et l'eau, justement, claire et chaude. Bain tranquille et languissant...

Coucou, là-haut :

Cirrus floccus ou bien Altocumulus stratiformis perlucidus (ton avis Pierre ?)

 

Le dernier jour Corse, visite de la Citadelle,

de ses rues tortueuses, du fameux "Chez Tao" chanté par Higelin (c'est le nom du patron de père en fils, je pensais qu'il y avait un rapport avec le taoïsme 😊), puis resto touristique avec Sylvain qui a planté par hasard sa tente dans le même camping que moi et juste à côté. 
Après la solitude de la montagne, la plage, l'été, le bain, les vacances, les glaces.

Retour du resto et dodo, avant un lever à 5 h pour rejoindre l'aéroport à pied, et par chance partiellement en stop, sans oubli de téléphone cette fois !

   La citadaile

Nantes, le voyage à... (1)

   Place Graslin, racines.


   Place Royale, l'homme aux chaussons verts.
Morlaix, ma porte fermée, pas de clé ! Bon, je repars...

(1) Chaque été, des œuvres dans la ville égrènent de façon éphémère ou permanente le territoire. Cette année "L'arbre dans la ville " en est le thème.

Rappel :

https://diagorando.blogspot.com/

https://andorando.blogspot.com/

...

 


Galeria. L'autre rive

 11 juillet 

18,7 km   + 555 m    - 1258 m

1,9 km/h

 

Pour éviter le cagnard redouté dans la montée, je démarre à 6h15. Mais même à cette heure-là, pas besoin de petite laine, la chemisette est suffisante.






Quelques mètres ardus plus haut, j'aperçois en contrebas le refuge de Puscaghja. C'était vraiment un lieu unique, isolé dans la montagne, une ancienne bergerie, rien que de la grosse pierre. Même la toiture. Et le patron, du vrai, de bon conseil et connaissant le milieu.

Sur le chemin, on rencontre avec Sylvain, l'ancien responsable. Il s'appelle Pierre !

Il apporte du ravitaillement et vient se mettre au vert deux journées, retrouver la paix et se couper de la vie quotidienne, de l'agitation 😄 de la côte et de la vie familiale.

                                             Les bouillons blancs s'élancent au ciel... comme moi.

Aujourd'hui la descente est plus douce, moins pierreuse. Sylvain, parti 2 heures plus tard que moi, me rejoint. On marche quelques minutes ensemble, puis il file. Se reverra-t-on ?




Plus tard, une fois de plus, je m'égare quelque peu, et comme d'hab, me répugnant à faire marche arrière, je continue le long de la rivière le Fango. Sauf que le sentier s'évanouit et me voilà sautant de roche en roche et puis flip flop dans l'eau claire ! Les godillots ne sont plus à ça prês. Ils tiennent encore le coup ! Et je me rafraîchis divinement les mollets !

 


Fatigué des sentiers rocailleux, je termine cette assez longue étape en empruntant la route. Et bingo, arrivé au point où je dois prendre la navette m'emportant au gîte d'étape sur la côte, je tombe sur Sylvain qui, lui, a vaillamment poursuivi par les chemins.

Gîte écolo et confortable où une fois de plus l'accueil, de Sophie, est formidable et la nourriture locale, savoureuse (beignets de courgette, tomates...).

Après réflexion, je décide d'arrêter là. La grande traversée d'une rive à l'autre est accomplie. Demain, en route pour la Balagne où j'aurai l'occasion de voir le fiston.







Refuge de Puscaghja. Loin de tout

 10 juillet 

7,64 km   + 470 m   - 744 m   1 km/h !

Alt. 1087 m


Parti de bonheur, je grimpe régulièrement vers le col de Bocca di Guagnarola à 1833 m. Le sommet de ma rando.

Dès le départ, je foule le fabuleux le mythique le cultissime GR20. Et je croise une flopée de marcheurs, jeunes pour la plupart, tout en longeant la rivière dans laquelle on peut apercevoir des truites. Bonjour pas bonjour. Avec guide, sans. 

Et je bifurque vers le Bocca.

 Le col. Les roches rouges autour, saisissantes de beauté. 




 
La mer, au loin, calme bleue. Des îles se dessinent doucement.
Pas de vent. Le bourdonnement incessant des insectes. Des drôles de mouches pour la plupart.
Mais que vient faire ce lointain navion ?
Casse-croute ici. Fromage de chèvre fabriqué plus bas. Banane, mais d'où ! ?
Une brise se lève, il fait bon à l'ombre du roc.
Glouglou au fond de la gorge. Délicieuse cette eau fraîche recueillie sur la pente.
Gâteau à la châtaigne : whouah !  Une bouchée et j'ai plus faim.
Je fais le transport d'un refuge à l'autre d'une tome (pesant une tonne) de chèvre. Ce chemin était justement le seul chemin auparavant joignant ce secteur à la Balagne (au nord-ouest). Je suis le mulet d'autrefois !
À ce col,


avec ce silence et ce panorama, je n'ai plus envie de bouger.


Et en effet, vu ce qui m'attend, j'aurais mieux fait de rester là !
Car sous un soleil implacable, ce fut une descente infernale ! 

Des éboulis de roches volcaniques à se tordre les chevilles. Des dérapages, une chute... pour arriver enfin au refuge, ancienne bergerie, perdu dans la montagne.



Je suis seul, le gardien, sac au dos, est parti au ravitaillement à plusieurs heures d'ici.

Il a la réputation d'être un farouche indépendantiste. Le drapeau corse flotte au vent. Il s'avère rude, mais sympa. 

De sa cuisine, j'entends Pop Linn d'Alan Stivell chanté en Corse !

Je fais la rencontre de Sylvain randonneur et traileur. Il a d'ailleurs pratiqué le 33 km de Corte la semaine dernière. 

On sympathise vite, car malgré la différence d'âge, beaucoup de points communs, entre autres le jeu d'échecs. 

Et pendant le reste du séjour, le hasard fera qu'on se retrouvera régulièrement.  Sur les chemins bien entendu, il me larguera rapidement !

Bergerie de Redule. Bivouac minimaliste

 9 juillet 

14,15 km  + 647 m   - 400 m   1,8

Altitude 1300 m



 
Ça passe sur ce pont démoli  ! 

Pause à l'ombre et trempette.
Étonnant Jésus en bois !

Je termine la journée par une difficile ascension dans la caillasse



Mais on verra que c'est roupie de sansonnet par rapport à ce qui m'attend les jours suivants ! Tout en grimpant, j'admire la magnifique cascade de Redule où des gens venus de je ne sais où et comment, se baignent. Car ici point de route.


Miracle, un petit commerce dans une ancienne bergerie, vend du fromage de chèvre fabriqué par eux-mêmes dans la vallée. Le ravitaillement se fait sac au dos.

Il propose aussi différentes victuailles et rafraîchissements, ce qui est un bonheur pour le randonneur en sueur.

Plus tard, discrètement, je monte la tente et dîne avec la jolie Francesca et le sympathique Alain. 

Mais pas de douche, pas de toilettes ! À la sauvage.

Le matin, une thermos de café avec gâteau aux châtaignes m'attend sous un ciel déjà bleuissant.




Albertace. Soif

 8 juillet 

10,6 km   +  500 m   - 780 m    1,7 km/h

Petite étape petite allure. Mais la chaleur mais le soleil sont là. Et j'ai eu l'imprudence de laisser la crème solaire derrière moi. Les jambes me brûlent,  le visage est cramoisi.



Le col

     Le lac

  Les cochons

   Le cheval 



    Le milan royal


   La Pietra

Bu entre 2 et 3 litres d'eau ce jour. Et ça.

Refuge a Sega. Les gorges de Tavignano

 7 juillet 

15,3 km  +  870 m  - 570 m    2,1 km/h

Alt.  1160 m

 

La forme, dirait-on, je dépasse 2 groupes de jeunes !  La pause à Corte, l'entraînement, font du bien.


 Les pins remplacent les châtaigniers. 


Une fée dans la gorge de Tavignanu ?



Tel un moine Zen, je pose mes pas sur les pavés du Mont Fujitu.

Il n'est pas beau ce nez !?

 



Le refuge, très grand, au croisement de plusieurs chemins. 


Les godillots ont tenu le coup. Le collage expert (mes doigts ne sont pas restés collés 😀) a été efficace, du moins pour les brèches mineures. Et surtout le sentier était moins rocailleux. 


Le soir,  au refuge, résultats d'élections :  RN battu !😊 Ouf. Même en Corse où apparemment nationalistes et rn ne font pas bon ménage.

Corte. Art et sports

 6 juillet 

Des km que je ne compte pas. Mais bien sûr,  ville escarpée. 

Visites au Frac (art contemporain), au musée, superbe et tour de la Citadelle qui domine la région.





Et sans arrêt, les applaudissements retentissent pour les traileurs, mais pas pour moi ! Et les chiens aboient, les coureurs passent.




Sports sur toutes les télés aussi, où la calamiteuse équipe de France footeuse, gagne sans buts et sans panache. 

Dehors !


Et les cailloux corses ont eu raison de mes godasses. Non seulement les semelles se décollent, mais elles se fendent par-dessous ! 

Donc nouvelles. Je tente de faire une dernière étape avec les Salomon si confortables. Après un collage maison ! (En fait, je les porterai jusqu'à Morlaix ! ).

Ce soir, découverte d'un authentique bistrot corse où le patron chantonne Brassens en langue vernaculaire ! 





Et les hautes habitations sont souvent lézardées.

Enfants... pas corses